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Par habitude

Publié le par dwtd

Je t'aurais cherchée en lançant des mots et des adjectifs calibrés, sélectionnés pour leur appétence garantie, un peu comme le pêcheur place le plus sûr des vers sur sa ligne de dix mètres. Puis j'aurais attendu.

Attendu longuement, comme ton mépris sait m'y obliger, que me revienne cette dose non-pondérée de désamour à vivre en rengaine.

Ne plus s'aimer, ça s'entretient.

Et comme tu m'as encore une fois laissée seule dans ce néant, il m'est spontanément revenu la responsabilité de m'en occuper.

Porter un regard négligeant sur mon corps, je m'en occupe donc seule.

Obtenir le mépris sur ce que je donne, je m'en occupe donc seule.

Abandonner tout mon être physique et sensible, je m'en occupe donc seule.

Quand c'en est trop pour un seul être que de s'envoyer du dédain sans cesse, je te cherche pour m'appuyer dans cette besogne.

Ca m'allège le travail, puis il faut bien le dire, tu es tellement plus efficace.

Je me constate alors tout à fait vivante, tellement j'ai mal.

Ca réactive mon envie que tu me tues en une seule fois.

Puis je reprends la responsabilité de m'en occuper seule.

Flamme mon cul.

 

 

 

 

 

 

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Ton vide m'obstrue le(s) sens

Publié le par dwtd

Où se logent mes mots qui ne se livrent plus,

Mes souffles qui ne respirent plus,

Mes joies qui peinent,

Mes larmes sèches,

Et l'onde en tout mon être.

Où, en moi ou en le monde, où ?
 

En ma camisole, je m'asphyxie.

Je m'asph...

 

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Et

Publié le par dwtd

On s'aimait, et la vie, et la soif, et les rêves, et le vertige, l'inspiration, et l'abandon, et nos corps, puis la conscience, la lune en témoigne, et l'envie, et le trouble, et les trouilles, et la force, et les sages en nous, et le rejet, et le mensonge, et les battements, oui, et le vent et tous les vents, et, le sol sous nos pieds on s'aimait. Et je t'aime encore.

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11+1=5 (vingt degrés et le tumulte)

Publié le par dwtd

C'est la fleur et le toucher qui entrent en conflit dans un duel émotionnel. L'un regarde l'autre et l'autre en fait de même ; en eux ni l’œil ni le souffle ne trouve son écho en face et chacun déverse tristement ses pleurs sur ses pieds invisibles.

Je ne répands plus ni beauté ni envies en mon propre sein.

La vie est pourtant juste quand elle me brusque.

La ville autour se pare de ses airs d'été.

Je ne pense qu'à me cacher.

Ma mèche sur mes lèvres est toute ma fortune.

(personne n'imagine que lorsqu'on n'a, des années durant, que son corps intégralement plié et planqué au sol sous une couverture pour accéder à la vie alors les cheveux deviennent la porte vers toutes les merveilles)

Tiens c'est troublant, comme chaleur rime avec malheur.

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Que veut donc dire "brûlant" ?

Publié le par dwtd

La richesse du temps déguise la vie de pampilles velues et colorées, vibrantes et folles, tant que perdure mon regard libre et non-hostile. Les vagues de bruit claquent au creux de mon mental tandis que gisent sur mon corps de viles traces de petits actes.

La fuite est grise.

L'ancrage est couleur.

La pluie est passée.

La pluie m'a lavée.

Et la piste s'est enfin révélée, bosselée mais molle, et de l'index m'a invitée à la rejoindre enfin.

Le temps chuchote un peu plus loin. Il n'a plus besoin que je lui accorde une oreille. Il sait qu'à présent mon crâne reçoit les caresses d'un vent insaisissable et bienveillant.

Que veut donc dire "brûlant" ?

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Off

Publié le par dwtd

J'ai observé l'objet à ne plus rien en découvrir, ces dernières années.

L'hallucination se dissipant je ne peux que constater que je décortiquais un vide.

Je n'ai rien à éclairer, ni de près ni de loin.

J'éteins, donc.

Et j'inspire profondément.

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Le 15.

Publié le par dwtd

Il y avait dans sa bouche le plus esthétique de ses airs obscènes, ce jour-là. Des mots crus. Précis. Une assurance quasi-dominante. Entre nos jambes ouvertes les unes aux autres elle m'administrait pour la dernière fois une dose du plus puissant des philtres auxquels on m'ait proposé de goûter. Le seul véritable, sans doute. Certainement. Je la vois. Je l'entends me prendre. Nous sommes le samedi 15, vers 15 heures. Elle est dedans. Et je me saisis à nouveau du ressenti de ces minutes là. Nous ne savions pas, alors, que c’en était fini.

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Poseidon race

Publié le par dwtd

We probably spoke English together, if we spoke, but for sure you were driving us up through some wide deep green tall grass to some huge cliff above an unkwown desert sand beach.

Nous étions ravies d'enfin se l'offrir, cette Poseidon Race.

Et le ciel était du bleu profond mais léger du début de soir, si magistral qu'il teintait toute la vue et même les grandes herbes et même tous ces gens au pas hâtif que nous croisions en chemin, tous venus là à pied avec leurs chiens, comme les règles du jeu l'imposaient.

Nous non. Je ne sais pas pourquoi.

Sans que je sache comment d'un coup je me retrouvais spectatrice du reste de ton ascension sans moi dans cette voiture de, je dirais, 1900 ou 1910, qui visait pour toi à finalement retrouver une autre femme plus haut pour boucler le projet.

Dans la seconde qui suit, je me retrouve à notre époque, dans la cuisine d'amies communes qui aiment décorer leur chez-elles d'objets insolites.

Et j'observe mon avant bras posé en aimant géant au dessus de leur cuisinière, sur la hotte, et qu'elles ont transformé en un présentoir de fiches recettes des plus épatants. Je remarque qu'elles ne prennent pas bien soin du vernis posé sur mes ongles et qu'il devient bleu violacé et tout flétri.

Je me dis intérieurement que si jamais tu aillais chez elles et que tu reconnaissais mon avant-bras là dans cet état tu te dirais que j'ai vraiment mal tourné.

Alors je saisis l'une des amies et lui demande si elle a bien pensé à demander au taxidermiste de retirer tout le sang pour qu'il ne dégénère pas trop et qu'il ne se mette pas à puer.

Et j'obtiens pour réponse que ce serait fâcheux d'en passer par lui parce que ça prendrait une autre tournure, et que ça changerait un peu le ton de l'objet, qui est si fun ainsi, encore semi-vivant.

Avec mon corps et mon moignon on se dit alors qu'on aurait peut-être pas dû confier mon avant bras à quelqu'un d'autre que moi.

Voilà.

Je pourrais peut-être m'asseoir et attendre un peu.

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Senteur fleurs

Publié le par dwtd

Le feu s'est éteint parce que nous l'avons regardé mourir et depuis lors je suis froide.

Et si mon corps est en mouvement, c'est pour éviter à mes pouces de finir liés de force au scellé de nylon sur ma poitrine déposée, comme les autres restes d'un moi, sur une planche vulgairement drapée de synthétique blanc multi-usages, dans une exhibition senteur fleurs pour quelques proches en pleurs.

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After the war

Publié le par dwtd

She is standing right there with nothing

But my brain in her hands

But my flesh on her skin

But my blood in her tears.

As my remains are fading away.

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Proportions

Publié le par dwtd

L'amour a l'âge de cet être qui gigote, hop hop, qui scintille, bling bling, et qui se marre, ha ha.

Il a cet âge là. Et il ne me caresse plus de tous ses doigts depuis longtemps déjà.

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Secret intentions

Publié le par dwtd

A l'aube émondée

Des croyances,

Jaillissent une mélancolie perfide,

Une effarante densité vide,

Une impensable mutité.

 

L'arme posée

Sur ma tempe,

J'esquisse en une certaine malice

Les traits de l'imminente vie

Que je manigance de braconner.

 

Et je jouis.

 

 

 

 

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The Leaver

Publié le par dwtd

An empty box is what remains
Of the gifted love we had come to raise
Confusing all sorts of faith
And conceiving life out of our brains

We had rode our hopes to existence
Shifting from passion to patience
Switching from excess to absence
Struggling with constant deprivations

And now

An empty life is what remains
After we fought hard and nothing came
But a fucking sticky weariness
And some bitter taste of dream waste

I am the leaver, it could have been you
I am the leaver, it would have been you
I am the leaver, it should have been you.

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Peace

Publié le par dwtd

A whole army of caressing arms

Provides me the warm feeling

That I'm walking along

Securely while disarmed.

 

And the balanced mellow sound

Of my march

Is murmuring arround

'This lady's on her way, now'.

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Amiable

Publié le par dwtd

 

Un ciment social

Se coule à la tonne

Sur mon immorale

Liberté polygone

Sur mes viles fables

Contées en gigogne

Et je réprime le mal

De quelques cris aphones

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Offrande

Publié le par dwtd

A l'Arlequin je laisse les vagues de l'infime moi coulé en terne ciment entre les pavés luisants d'une chaussée grise.

 

 

 

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Le syndrôme de Stockholm s'invitait à l'apéro

Publié le par dwtd

 

Elle était toute rose dans un bol, comme ça se présente toujours pour elles avant de mal finir, mais cette fois il n'y avait plus qu'elle, alors qu'au début on aurait pu en compter au moins quinze.

Elle était sur le flanc gauche et semblait fixer un truc avec ses gros yeux morts.
Moi je l'observais, comme si j'attendais l'évènement.

Là, ses deux antennes se sont mises à onduler très lentement, à se lever dans l'espace, même, et à tâtonner le vide jusqu'à me trouver (ça ressemblait un peu à une danse indienne, en fait).

Et c'est alors que la grosse crevette a glissé chacune de ses "antennacules" d'un côté de mon cou, j'ai naturellement présumé qu'elle voulait m'enlacer gentiment, et en effet elle s'est hissée hors du bol pour venir poser sa petite carapace sur mon épaule et lover sa tête toute pointue dans le creux de mon oreille...

(... d'un geste un peu brutal, mais sans penser à mal)

 

 

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